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Mot de la direction

Chantal Guay, ing., P.Eng., M.Env.
Chef de la direction
Ingénieurs Canada
Faire face à une catastrophe
Février 2010
J’espère que le pays réussira à se remettre de cette tragédie le plus rapidement possible. Malheureusement, la reconstruction coûtera des milliards de dollars et s’étendra sur des années. Ce n’est cependant pas qu’une question d’argent. Il y a les personnes dans le besoin, celles qui ont perdu la vie - y compris des Canadiens - ainsi que la famille et les amis qui pleurent leur mort. Ingénieurs Canada a fait un don à la Société canadienne de la Croix-Rouge pour appuyer les efforts de secours, mais c’est le travail réalisé sur place, en Haïti, qui aura un effet direct sur les personnes touchées par la catastrophe.
C’est ici que les ingénieurs entrent en jeu. La profession d’ingénieur peut offrir un soutien et une expertise tangibles à la suite de catastrophes naturelles et nous avons les compétences nécessaires pour établir des projets d’ingénierie qui facilitent la reconstruction nationale. Mais la profession d’ingénieur au Canada en fait-elle assez? Sommes-nous prêts, et le serons-nous, si une autre catastrophe se produit? Quelle aide pouvons-nous apporter en tant que profession?
Je crois qu’en tant qu’ingénieurs, nous sommes en mesure d’influer sur un changement positif concret quand une catastrophe survient. Nous sommes reconnus pour notre expertise en matière d’infrastructures publiques et la force et l’unité de notre profession nous permettent de répondre aux situations catastrophiques. Les ingénieurs mettent leur savoir-faire au service du monde entier comme le dit la campagne d’Ingénieurs sans frontières (Engineers Serve the World).
À ce titre, les membres de la profession d’ingénieur au Canada contactent actuellement divers organismes de secours partout au pays pour voir de quelle manière ils peuvent appuyer les efforts de secours. Par exemple, bien qu’il soit limité dans ses actions, RedR Canada collabore avec d’autres organismes en vue de trouver des ingénieurs bénévoles qui se rendront en Haïti pour des opérations de secours et de rétablissement.
La profession étudie également les questions entourant les risques et l’adaptation liés aux catastrophes naturelles. Même si le tremblement de terre d’Haïti n’est pas lié au changement climatique, il semble bien - en raison de la fréquence accrue de régimes climatiques extrêmes/intenses - que le monde sera confronté dans l’avenir à d’autres catastrophes en lien avec le changement climatique. Ingénieurs Canada a examiné cette question dans le cadre de sa participation au Comité sur l’ingénierie et l’environnement de la Fédération mondiale des organisations d’ingénieurs et de sa présidence de ce comité. L’énoncé de mission du Comité indique notamment de recueillir des données et de formuler des recommandations sur l’adaptation des infrastructures physiques au changement climatique et aux risques liés aux catastrophes naturelles. La Fédération mondiale et la profession d’ingénieur à l’échelle mondiale peuvent, par le biais de ce comité, se pencher sur les objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU.
Je suis fière des efforts déployés par la profession d’ingénieur pour aider les personnes qui souffrent en Haïti. Je crois que nous devons examiner de façon plus approfondie comment nous pouvons nous mobiliser pour répondre à de futures catastrophes naturelles. Mes pensées vont à toutes les personnes touchées par les événements en Haïti.













